![]() |
Retour au menu |
|
Les commissariats traitent tellement d’affaires dramatiques que l’on pourrait croire qu’ils sont des lieux lugubres, sans joie. il n’en est rien. Un événement, même fâcheux peut provoquer une réaction comique inattendue et incontrôlée. Alors, rigoler un bon coup vaut mieux qu’en pleurer. Après la Libération, l’équipement de la police parisienne n’avait rien à voir avec celui de la fin du vingtième siècle. Les commissariats de banlieue (il y en avait vingt-cinq), ne disposaient d’aucun véhicule motorisé. il n’y avait que des agents cyclistes (et des piétons), de telle sorte qu’en cas d’accident de la circulation un problème se posait dès lors qu’un transport de blessé était nécessaire. Les consignes à l’usage des gardiens de la paix étaient pourtant simples : « Le blessé doit être chargé dans un taxi et transporté à l’hôpital de la circonscription hospitalière. s’il paye le transport, lui donner satisfaction ! » C’était la réponse formulée parfois sans besoin de parole, un regard furibond ou embarrassé suffisait. Peu à peu, les choses s’améliorèrent. L’année 45 ou 46 vit apparaître les premiers car police-secours. sans radio évidemment, équipés sobrement. Très sobrement. C’était des “breaks” renault découverts, avec tout de même une capote. Pratiques l’été, la ventilation étant assurée… mais l’hiver ? Avec ça, pas de brancard, les banquettes étant en bois… bonjour le confort. Du reste, les transports en commun, métro et bus, n’étaient pas mieux lotis. C’était quand même mieux pour transporter les blessés, par temps doux, évidemment. Ne me parle pas de l’hiver, p’tit con ! » Plus tard, il y eut des cars fermés et même équipés de radio, le progrès s’installait. La formation du personnel ? il paraît qu’elle aurait encore, en 2005, quelques Il a fallu d’ailleurs attendre les années cinquante pour que l’Administration organise des séances de tir au stand d’entraînement de Brie-sur-Marne. La période troublée d’après-guerre engendrait parfois des attentats contre les
bâtiments publics. evidemment, les commissariats étaient à la fête. Pour répondre à
ces agressions les plantons avaient été armés de fusils anglais provenant des surplus
alliés laissés en France à la fin des hostilités. Ces fusils furent modifiés en “tromblons
lance-grenades” au cours des émeutes de “mai 68”. |
Retour au menu |
![]() |